Concert gratuit tous les dimanches du 27 mars au 30 octobre 2016 à 16h

L’histoire du pèlerinage

Des peintures rupestres nous prouvent que les falaises de la vallée de l’Alzou sont habitées dès 25 000 ans avant notre ère; ainsi, dès les origines, les hommes ont préparé une place pour la Vierge Marie à Rocamadour.

Un petit oratoire fut vraisemblablement construit après le concile d’Ephèse, animé par les moines bénédictins de Marcilhac-sur-Célé.

1105 : Le pape Pascal II fait mention du pèlerinage « à la Bienheureuse Vierge Marie de Rocamadour » : la renommée du pèlerinage a déjà dépassé nos frontières. Rocamadour devient un des quatre lieux saints de la chrétienté : Jérusalem, Rome, saint Jacques de Compostelle et Rocamadour.

1152 : Géraud d’Escorailles, abbé de Saint Martin, décide de construire un sanctuaire capable d’accueillir les foules de pèlerins.

1166 : Découverte devant l’oratoire de Notre Dame, du corps intact d’un ermite, attribué à Saint Amadour, serviteur de la Vierge Marie.

1172 : Les bénédictins rédigent le livre des miracles: 126 miracles sont authentifiés.

1223 : Après les franchises accordées aux habitants par Géraud d’Escorailles, Bernard de Ventadour, reconnaît « la commune de Rocamadour » et octroie aux prud’hommes la première charte des coutumes. La vie économique se développe autour du prieuré bénédictin.

1244 : Louis IX (Saint Louis) viendra avec sa mère Blanche de Castille, et ses frères, demander le bonheur pour la France : le pèlerinage prend une dimension nationale.

1562 : Pour le nord du Quercy, « l’année la plus terrible de son histoire » ; Rocamadour est pillé et le corps de Saint Amadour est brûlé.

1643 : Alain de Solminihac a parcouru tout son diocèse à cheval. Louis XIII, par un jugement rendu en avril 1643, rétablit l’autorité spirituelle des évêques de Cahors sur les sanctuaires de Rocamadour.
Après la tourmente de la Révolution, de saints prêtres vont œuvrer à la renaissance du sanctuaire et du pèlerinage.

1836 : L’Abbé Caillau, en reconnaissance de sa guérison, achètera l’ancienne forteresse du plateau et construira « le château », destiné à l’accueil des prêtres et des pèlerins.

1858-1872 : L’Abbé Chevalt, architecte, élève de Viollet-le-Duc, entreprend la restauration des sanctuaires.

1861 : Décès du Bienheureux Pierre Bonhomme, curé de Gramat, qui fit le pèlerinage à pied une fois par semaine, et encouragea toutes les paroisses du diocèse à venir se confier à Notre-Dame au moins une fois par an. Il fonda la congrégation des religieuses de Notre-Dame du Calvaire ; ce sont elles qui, aujourd’hui encore, contribuent à l’accueil des pèlerins sur le chemin de Compostelle.

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